C’est vraiment pas bon

Posté par René Gat (rit) le 7 mai 2008

Chère Véronique,

Est-ce vers toi que nous pouvons nous tourner pour adresser nos commentaires et suggestions sur les prouesses de notre nouveau Chef de la cafétéria ?

Sinon, pourrais-tu avoir l’amabilité de faire suivre à qui de droit. Merci.

En ce qui me concerne, j’apprécie hautement sa cuisine fine, raffinée et diversifiée en ce qu’elle a déjà opéré 2 miracles ! Bien sûr, je sens déjà que tu brûles d’impatience, tout comme mon estomac après l’ingestion du plat du Chef, de savoir quels sont ces 2 miracles si soudains autant qu’importuns.

1er miracle :

La fadeur désobligeante de ses créations est une source insoupçonnée de récréation pour mon esprit vagabond qui se laisse alors subrepticement envahir par la nostalgie béate et naïve des plats comestibles de son prédécesseur, tel le souvenir du parfum d’une femme que l’on aurait aimée (Oui, j’emploie le conditionnel car je ne suis plus vraiment certain… enfin je voulais dire de la comestibilité des plats du prédécesseur et non pas de la femme que l’on a aimée).

Miracle donc, de ce prodige gastronomique qui a fait de moi, ingénieur au formalisme abscons et aride, un être onirique (non, non, il ne s’agit pas de l’anagramme d’ironique) et fin (ou bien feint) admirateur de son prédécesseur !

2nd miracle :

Chaque jour, je papillonne d’un étalage à l’autre, cherchant vainement quelles épices pourraient bien égayer mes papilles endormies, paralysées par manque d’exercice ! Cette ribambelle de mets aussi relevés que les notes que nous pourrions leur attribuer, scintille déjà, ô féérie, comme les guirlandes de Noël (Oui, ça fout les boules !) annonçant le sapin, dont sa carrière parmi nous a déjà la senteur. Oui, miracle donc, puisque j’ose croire au Petit Papa Noël qui lorsqu’il descendra du ciel (mais je souhaite vraiment que Noël soit plus tôt cette année) nous apportera « La cuisine pour les nuls », un bien joli manuel ! Bref, le tour de force se résume à déjà me faire aimer ce que je ne puis encore connaître, la cuisine de son successeur !

Certes, il m’arrive d’être d’un peu de méchanceté (pas si gratuite vu les prix), mais c’est lui qui a commencé, na!

René Gat (rit)

PS : la vengeance est un plat qui se mange froid, tout comme les tartines que je vais finir par m’apporter.

 

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